Cap d’Agde : « Une nouvelle ère » pour le libertinage, selon Virginie
Étrangers en force, Français plus discrets, soirées toujours très fréquentées : Virginie dresse un bilan sans détour du Cap d’Agde et constate une mutation du libertinage.
ACTU
Stéphane B.
8/22/20263 min read
Cap d’Agde : « Une nouvelle ère » pour le libertinage, selon Virginie
Lyonnaise et organisatrice de soirées avec La Culotte Pas Sage, Virginie passe une partie de ces étés au village naturiste du Cap d’Agde. Pour cette année, son constat est clair: l’affluence est « plus calme mais de qualité », avec une présence étrangère particulièrement forte.
« Le bilan, il est bon », résume-t-elle. Sur place, Virginie a notamment organisé des soirées au Vibes, au Babylone et au Riad, tout en collaborant avec SpicyMatch. Et cette été, elle a surtout constaté une forte présence internationale. « Les Français ont quand même été un peu aux abonnés absents. Il y a énormément d’étrangers », observe-t-elle. Espagnols, Anglais, Italiens, Belges, Allemands, ressortissants des pays de l’Est et même Russes : « Un peu tout, j’ai envie de dire. »
Pour Virginie, cette évolution traduit surtout une transformation profonde des pratiques. « Le libertinage n’est plus ce qu’il était il y a ne serait-ce que six ans, avant Covid. Aujourd’hui on est sur une nouvelle ère. » Une évolution particulièrement visible au Cap : « On est sur, je dirais, une ressemblance à Ibiza. »
Le changement le plus notable concerne, selon elle, les attentes du public. « Ils sont là pour faire la fête, pour s’amuser, et puis le backroom vient vraiment en second plan. » Et contrairement aux clichés persistants : « Le sexe n’en fait plus partie, c’est plus ce que viennent rechercher les gens en premier. » Ce que les visiteurs viennent chercher ? « Un lâcher-prise. »
Côté soirées, Virginie estime que le « casting » reste déterminant. Même le meilleur lieu ou le meilleur DJ ne suffit pas. Cette année, elle désigne D.Ross comme « le DJ marquant du Cap d’Agde », présent, selon elle, sur « 80 % des soirées ». Techno, afro et généraliste se partagent les tendances musicales.
Enfin, Virginie souligne un autre élément : la sécurité. « Cette année au village il y a une grosse sécurité » et, de son expérience, « je n’ai pas vu de problème. Il y a zéro problème. »
Pour elle, le Cap reste aussi un rendez-vous professionnel incontournable : « Pour moi le Cap d’Agde c’est un reset. C’est le bilan de ton année. Où tu en es, qui tu es. » Avant de repartir à Lyon pour la rentrée, elle annonce déjà son retour au Cap, du 25 au 30 août, pour les Black to Cap.












Virginie - Organisatrice des soirées "La culotte pas sage"






