Alya James : « Je ne joue pas un personnage. »

Loin des fantasmes sur OnlyFans, Alya James livre un témoignage sans filtre sur son métier, ses choix et sa vision de la création de contenu.

PLATEFORMES

Stephane B.

7/14/20265 min read

Alya James : « Je ne joue pas un personnage, je suis exactement la même dans la vie que sur mes plateformes. »

Depuis deux ans, Alya James s'est fait une place dans l'univers de la création de contenu pour adultes. Un choix qu'elle assume pleinement, avec une ligne de conduite qu'elle n'a jamais voulu changer : proposer uniquement du contenu solo et entretenir elle-même la relation avec chacun de ses abonnés: « Je travaille toute seule depuis deux ans. Je ne fais même pas de collaborations sur mes plateformes privées. Ça me va très bien comme ça et je n'ai pas spécialement envie d'évoluer vers la production. »

Photos, vidéos, contenus personnalisés, appels vidéo... Sur sa plateforme OnlyFans, son univers est varié, mais reste fidèle à son identité. « Je peux aller dans de la lingerie très sexy, du BDSM, des mises en scène du quotidien... mais j'essaie toujours de rester chic et glamour. Même dans ma vie de tous les jours, je suis comme ça. Ça se retrouve naturellement dans mes contenus. »

« Mes abonnés viennent surtout chercher une relation »

Si certains abonnés recherchent uniquement du contenu sexuel, Alya estime que la majorité vient avant tout pour les échanges qu'elle entretient avec eux: « Je mets un point d'honneur à répondre personnellement à chacun. Je ne travaille pas avec des chatteurs ni avec une agence. Beaucoup viennent surtout chercher une vraie relation. Ils apprécient le côté naturel et le fait que ce soit vraiment moi qui leur réponde. »

Cette proximité influence directement son travail: « Je connais mes abonnés. Je sais ce qu'ils aiment. Même lorsqu'une vidéo n'est pas officiellement personnalisée, elle l'est presque, parce que je crée aussi en fonction des discussions que nous avons eues. »

Aujourd'hui, elle compte environ 2 500 abonnés sur OnlyFans, dont près de 300 échangent avec elle presque quotidiennement.

Une ancienne hypnothérapeute devenue créatrice de contenu

Avant de vivre de cette activité, Alya exerçait comme hypnothérapeute: « Au début, j'avais mon cabinet d'hypnothérapie. Aujourd'hui, j'ai dû mettre cette activité entre parenthèses parce que je voulais tout gérer moi-même». Son quotidien est désormais entièrement consacré à la création de contenu. « Je consacre deux matinées par semaine uniquement aux photos, aux vidéos et aux réseaux sociaux. Je fais un live TikTok presque tous les jours et, sur OnlyFans, j'y suis quasiment connectée en permanence. Je passe une très grande partie de mes journées à échanger avec mes abonnés. »

Selon elle, c'est justement ce travail quotidien qui explique son évolution: « Il n'y a pas eu un déclic particulier. Ça s'est fait progressivement. Beaucoup pensent que c'est un métier facile, mais ils ne voient pas tout ce qu'il y a derrière : les tournages, les montages, la communication... Pour moi, il n'y a pas de secret : c'est le travail. »

« Il faut arrêter avec les fantasmes sur les revenus »

Sur les réseaux sociaux, les chiffres annoncés par certains créateurs font régulièrement rêver. Alya préfère remettre les choses en perspective: « Il faut arrêter avec le mythe du "je prends des photos de mes pieds et je gagne 10 000 euros par mois". Ça n'existe pas». Elle explique que les très gros revenus concernent principalement les créateurs qui tournent pour des productions professionnelles. « Je connais des personnes qui gagnent 20 000 ou 30 000 euros par mois, mais elles font de la production. Ce n'est pas du tout mon cas».

Pourtant, plusieurs sociétés de production lui ont proposé de tourner: « Les propositions allaient de 2 500 à 5 000 euros pour une scène d'une vingtaine de minutes, avec les frais pris en charge. Mais j'ai toujours refusé. Ce n'est pas ce que je recherche. »

Le libertinage comme déclencheur

Avant de devenir créatrice de contenu, Alya découvre le libertinage avec son compagnon de l'époque, une relation de 8 ans. « Notre relation s'essoufflait sexuellement. Nous avons voulu découvrir le libertinage. Dès la première soirée en club, nous avons aimé l'état d'esprit, le respect et l'ouverture d'esprit. »

Avec le recul, elle estime toutefois que cette expérience ne peut pas sauver un couple: « Pendant près de 6 mois, ça a relancé notre vie sexuelle. Mais si un couple a déjà des problèmes de fond, le libertinage ne les fera pas disparaître. Ça met un peu de poudre aux yeux, puis les problèmes reviennent. »

Aujourd'hui célibataire, elle continue de fréquenter le milieu: « Je vais davantage dans les soirées privées que dans les clubs. J'aime aussi aller au Cap d'Agde pendant l'été. Ce que j'apprécie surtout, c'est l'état d'esprit et la liberté qu'on y trouve. »

« C'est une revanche sur la vie »

Si Alya James assume aujourd'hui son image, elle précise que cela n'a pas toujours été le cas: « Il y a treize ans, je pesais 130 kilos. J'ai connu le harcèlement scolaire, les moqueries... Aujourd'hui, quelque part, c'est ma revanche sur la vie. »

Son histoire est avant tout celle d'une femme qui a transformé ses blessures en force: « La petite fille timide qui n'osait pas se montrer est devenue tout l'opposé de ce qu'elle était. Aujourd'hui, je suis simplement moi-même ». Et c'est probablement cette sincérité, bien plus que les algorithmes ou les tendances, qui explique pourquoi Alya James continue de séduire une communauté toujours plus fidèle.

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